Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 20:08

melancholia.jpg16h00, on se retrouve à l'appart' pour déjeuner et faire un point sur les films de mercredi. Tout émoustillés par le Kaurismaki, on squatte l'appartement en se disant PAUSE, on profite de récupérer, joyeux, et on retourne au Palais pour voir TATSUMI, le nouveau film d'Eric Khoo (My magic), son premier film d'animation, adaptation d'un célèbre manga autobiographique de Yoshihiro Tatsumi. On arrive très en avance car Un certain regard est assez inaccessible cette année si on n'a pas d'invits, c'est notre cas. On commence la queue à 21h, pour une projo à 22h. La séance précédente a pris du retard, à 22h15 on nous dit qu'on est à 45 minutes de queue.... On abandonne, et on se dit: direction appart', balcon, rosé, clopes. Passage chez un rebeu de la gare et on remonte avec Thé, G., Fab et Agathe... On se finit gentiement, en attendant la journée de demain, spéciale Sélection Officielle. Couchés tôt, on espère être frais pour Melancholia le nouveau Lars Von Trier.

 

Si l'affaire DSK squatte les journeaux nationaux et les conversations Cannoises, ici, sur la Croisette, on a aussi notre feuilleton: Sami Nacery est à Cannes et se fait remarquer. Dans la queue de la fête du Malick que j'ai abandonnée, il s'est frité avec les videurs, puis des flics. Plus tôt, il s'était embrouillé aussi avec des agents de sécurité, plus des histoires avec son hôtel, il finira au poste... A 7h45, dans la grande salle Lumière, on fait la revue de presse en attendant que démarre à 8h30 Mélancholia. 8h30 pétantes, sonne l'ouverture de Tristan et Iseult de Wagner, sur des images de planètes dans l'espace. La terre, et une autre planète: une planète bleue: Melancholia...

 

melancholia2

 

Quelques minutes d'espace nous plongent dans une athmosphère à la 2001. Puis des plans fixes, des tableaux, plutôt, à la limite du surréalisme: des personnages figés, implantés dans la nature. Choc. Fascination. Hypnotisation. Puis démarre le premier chapitre: Justine (Kristen Dust... beurk...). C'est la mariée, qui arrive à sa soirée de mariage avec deux heures de retard, mais surtout qui transporte un spleen qui lui coupe tout sourire ou tout enthousiasme pendant cette fête. On croit voir arriver un scandale à la Festen, mais non, c'est encore plus fort : cette fille est triste, dépressive, et fuit son mariage malgré les obligations, poursuivie par sa soeur Claire (Charlotte Gainsbourg), qui veut tout contrôler et lui inculquer un bonheur factice, logique en ce jour de fête. Mais c'est aussi un jour de catastrophe, où la planète Mélancholia, la planète bleue, va frôler la planète terre...

En fait de Festen, c'est encore plus trash, ce mariage: un dégoupillage en règle de l'institution, une explosion des conventions  et des classes, il faut forcer cette Justine à être heureuse ou tout du moins paraître heureuse, en ce jour qui coûte si cher, et qui doit être le plus beau jour de sa vie... Las, elle se renferme sur elle-même, et plonge dans une dépression profonde. Chapitre 2 : sa soeur: Claire (Charlotte Gainsbourg).

 

1304923969_2560x1600_melancholia-wedding-wallpaper.jpgLe mari de Claire, richissime, a accueilli et financé la mariage dans sa résidence avec golf 18 trous. Il est un scientifique spécialiste de l'espace. Ses calculs, son expérience, lui ont permis de prévoir que Melancholia de touchera pas la terre, mais la frolera, puis s'échappera dans l'espace. Mais finalement Melancholia rode et Claire perd le contrôle.. A son tour, Justine tentera d'aider sa soeur afin de lutter contre sa panique irrationnelle....

Melancholia arrive à point nommé... Après Antichrist, Lars Von Trier reprend la même esthétique pour livrer le film le plus visuellement beau que j'ai pu voir depuis une éternité. Et proposer une relecture du film catastrophe, installant la catastrophe comme décor de bouleversements intimes, l'impression d'être dans le Rencontre du 3ème type des années 2000, et dans l'introspection Freudienne  de deux soeurs et de leur relation. A la sortie, je reste bouche bée, fasciné par la beauté de ce que je viens de voir et anéanti par le portrait de ces deux soeurs. LVT revient en force, avec une oeuvre majeure, débarassée de ses provocations immatures, portant un discours sur l'intime et "l'ensemble" à cette aube du XXIème siècle, à la veille de 2012... Les deux comédiennes irradient chacune à leur tour et dans leur style. LVT m'a encore tuer...

la-conquete.jpg

 

Je dois enchaîner, avec La conquête, le tant attendu film de Durringer sur la conquête du pouvoir par Sarko. Comme prévu et déjà vu, les comédiens sont saississants. A la fois dans les attitudes mymétiques qui nous lachent à la gueule des politiciens et hauts fonctionnaires plus vrais que nature, mais surtout par la véracité des faits qui y sont rapportés. Mais c'est là aussi sa propre limite : si on s'intéresse à la politique, qu'on lit régulièrement le Canard enchaîné, Le monde ou un hebdo, on n'apprend rien. Mais pour le néophyte, celui qui regarde la politique de loin, ça devient une comédie truculente sur le milieu politicien. Au niveau ciné ça vaut pas grand chose, mais au moins il y a du contenu et quelques scène hilarantes. Dont une, sans le vouloir: Sarko, en pleine période de séparation d'avec Céciaila, drague une journaliste, et lui confit discrètement "vous savez, les hommes politiques sont des bêtes de sexe". Là, l'amphithéatre Lumière explose de rire, mais sans que le film ne l'ai voulu. Spéciale dédicace à DSK...

Par V@lmito - Publié dans : Cannes 2011
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Mercredi 18 mai 2011 3 18 /05 /Mai /2011 19:22

pandore_33.jpg19h30, on prend la direction de l'ACID pour Rives, d'Armel Hostiou. Auparavant, comme chaque jour à la programmation ACID, on a le droit à un court métrage. Ce soir, c'est Pandore de Virgil Vernier. Documentaire de 35 minutes sur le physio d'une boîte de nuit ++ à Paris. Le mec dit dans le film qu'il a fait le Baron, il semble très qualifié et réputé dans le milieu. C'est une demi-heure d'effarement, devant l'application de la loi de cet étrange métier. Sélectionner les clients acceptés à entrer dans une boîte très select'. Au delà de la répétition des situations, toutes différentes, mais souvent avec la même solution : NON, l'accumulation devient comique et mène à des situations ubuesques. Un très bon court, qui renouvelle le plaisir du format et du documentaire. Suit donc Rives, 24 heures dans Paris, à suivre 3 personnages : une femme, un enfant, un homme. Cadres serrés, vignettes de la vie quotidienne, on scrute la vie parisienne à travers ces trois personnages, dont le journée est découpée en tranches de vie. Le film est réussi, quoi qu'un peu hermétique. Pour autant, j'ai hâte de voir le prochain, qui pourrait être libéré d'un certain carcan auteuriste.

 

On file sur la Croisette trouver la plage du Gray d'Albion, pour faire la fête de Tree of life. Invitations à notre nom, Europa corp aux manettes, l'assurance de faire une bonne teuf. A l'arrivée y a un peu de queue, mais rien de grave. Sauf que ça avance pas. Du coup on prend notre mal en patience, on se retrouve avec Tude, G., et d'autes. Et on attend. Après quelques invités qui entrent puis l'arrêt total des entrées, on laisse passer les V.I.P. On voit débarquer Jane Fonda. Hystérie des photographes, et hystérie des gens qui sont dans la teuf. Je commence à flipper. On va attendre la soirée, pour rentrer dans une teuf de merde. Au bout d'une demi heure, je lâche l'affaire, je rentre me coucher, préparer la journée du lendemain, et oublier cette soirée loose...Corpo_Celeste.jpg

Mardi, réveil 7h00 pour filer à la Quinzaine découvrir un  premier film italien : Corpo celeste, d'Alice Rohrwacher, qui raconte en Calabre, le retour d'une fillette de retour au pays pour sa communion, et qui ne s'en intéresse pas du tout. Comment dire.... C'est pas intéressant, y a trois gags, et c'est chiant. Je passe complètement à côté du film. Je sors limite énervé, et c'est unanime dans toute l'équipe. Temps perdu, on rentre à l'appart' pour bouffer vite fait, et redescendre au Palais pour Le Havre de Kaurismaki à 13h30. Le film est en compèt', j'ai une place, j'y vais même si je suis pas très fan de l'humour glauque de Kaurismaki.

le-havre-2011-21699-1796882572 Il nous raconte cette fois l'histoire de Marcel Marx, vieill écrivain devenu cireur de chaussures au Havre, marié  à une femme aimante mais introvertie, façon "bonne à tout faire". Un jour un container est découvert sur le port du Havre avec à l'intérieur des immigrants noirs. L'un d'eux, un enfant, réussit à s'enfuir, et est recueilli par Marcel Marx, qui décide de l'aider à tenter de finir son voyage jusqu' à Londres. Enfin, enfin, enfin, un nouveau bon film. Un scénario en béton, la mise en scène habituelle de Kaurismaki, sur-cadrée, colorée, humoristique et brillante, André Wilms, sublime Marcel Marx burlesque à la voix performeuse, Prix d'interprétation évident, font de ce démarrage un bijou. Et le bijou ne fait que briller de plus en plus dans ce Havre de paix, d'aventures et d'amour. Car au delà de l'histoire de ce vieil homme et cet enfant, au delà de la critique acerbe de l'accueil des migrants en France qu'aucun cinéaste français n'a su dire sous une forme aussi belle et légère, il y a une histoire d'amour. L'amour, toujours l'amour, de la France, de la vie, des autres, et l'amour qui transcende tout. Jamais je n'avais pris autant de plaisir, de joie chez Kaurismaki, jamais je n'avais ri aurant depuis le début de Cannes. Et jamais je n'ai vu un film français faire un tel bras d'honneur à Sarko, un tel doigt à Hortefeux, une telle branlée à Guéant.

Nous sortons tous les coeur léger du Palais, avec une grosse envie de faire les cons, encore les cons, car nous sommes tous des frères albinos des noirs...

 

 

 

Par V@lmito - Publié dans : Cannes 2011
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Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 11:36

Impardonnables_2.jpgDimanche fin d'après midi. Tout le monde est enfin arrivé. I Télé tourne en boucle sur l'affaire DSK, et personne à l'appart' n'en revient. Coup de pompe. Je m'allonge en attendant d'aller faire un tour au pot du Pacte, puis de voir à 20h à l'ACID, Les vieux chats. Mais une fois endormi, je plonge. Au réveil, il est 19h50. Trop tard pour le film. La porte est fermée à clef. Un homme nu sort dela salle de bain, se précipite sur moi,  m'agresse sexuellement, et je me réveille. Il est bien 19h50, trop tard pour le film. Thairaize au téléphone, elle file au pot du Pacte. Je la rejoins, on prend un coup, je croise des amis, le beau Duarte avec qui bientôt je ne travaillerai plus... Retour  appart', dîner, puis on file à la fête Memento, dans leur villa sur le Port. Du monde, de l'alcool, de la très bonne musique, les habituels fêtards. Je roule un petard sur une murette au dessus des escaliers de l'entrée de la terasse, quand débarquent trois flics. Panique, je lève les yeux au ciel l'air de rien, me retourne pour cacher le petard avec ma veste. Y en a un qui plante à 1 mètre de moi. Dès qu'il tourne le dos je vais finir de  rouler plus loin. La fête s'arrête, trop de bruit. C'est 2h30, on rentre à pied tous lessivés. J'aurai vu qu'un film ce dimanche, mais quel film...

 

 

Réveil en fanfare à 7h30. On file à la Quinzaine voir le Téchiné : Impardonnables.

Impardonnable, c'est la rencontre entre Carole Bouquet, belle agent immobilière à Venise,et André Dussolier, vieil écrivain bougon qui débarque pour se mettre au vert afin d'écrire un bouquin. De cette rencontre, naîtra, saison après saison, d'abord une histoire d'amour, puis un jeu de massacre, ces deux personnages détruisant à peu près tout ce qui les approche. Entrelas de personnages, d'histoires secondaires, de petites histoires de cul et de grandes histoires d'amour. Bouquet est magistrale, d'une beauté lumineuse sidérante et elle livre sa plus belle partition depuis Trop belle pour toi. Le film est une adaptation d'un bouquin de Djian. On retrouve dans cette adaptation une "méthode" Téchinienne, cette façon de faire dépendre les personnages les uns des autres, les actions des uns ayant sans cesse des conséquences inattendues sur les autres. Reste que l'ensemble n'est pas totalement convaincant, notamment parce que l'émotion manque, malgré quelques jolis morceaux lyriques. à la sortie, je suis le seul à avoir aimé. On en débat en faisant la queue toujours à la Quinzaine, pour voir le second film de la matinée : The Island du Bulgare Kamen Kalev, dont j'avais vachement aimé le premier long : Eastern plays.

 

The_Island.jpg

 

Bon, alors c'est l'histoire de Laetitia Casta qui offre à son chéri un voyage surprise qu'elle a elle-même organisé. Mais au moment du départ, lorsqu'il découvre la destination surprise, il ne veut plus partir. Puis il y va quand même sans d'abord expliquer le pourquoi de son mal être. Finalement arrivé la bas il révèle à sa chérie qu'en fait il est d'origine Bulgare et qu'il y a grandi dans un orphelinat. Et là ça se gâte, après un pasage éclair sur des plages surpeuplées, le gars emmène sa Casta sur une île mystérieuse et là ça va dégénérer. Copain il pête peu à peu un cable et encore plus quand il trouve des tests de grossesse dans le sac de sa chérie. Et là c'est la cata pour lui mais pas encore pour nous. Le film par dans un espèce de délire paranoïaque schyzophrène plutôt étrange et mystérieux d'abord. La nature est belle et certaines séquences flippantes. Mais ensuite ça part vraiment en couilles, il disparaît, elle rentre seule à Paris, puis  il entre dans le Big brother Bulgare puis j'arrête là ça me fatigue. La déception est encore plus grande que n'était l'attente. Je sors lessivé et déçu. On a vu du grand n'importe quoi. Reste que la Casta est bonne, belle, émouvante, séduisante et ses jambes sont toujours aussi longues, surtout en jeans...

 

On rentre à l'appart' pour déjeuner, c'est déjà 14h, on veut se reposer pour recomencer à 20h à l'ACID, puis on va à la fête du Malick, que seule Thairaize a vu et adoré, tout en nous disant, c'est 2001 Vs le dernier Lynch, au moins aussi incompréhensible...

Ce soir donc, c'est la fête sur la plage du Gray d'Albion....

 

 

 

 

Par V@lmito - Publié dans : Cannes 2011
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Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 16:25

Here I am Cannes !!! Après une (très) longue nuit dans le train, en fauteuil à bascule après une erreur de réservation, et en ayant seulement dormi 4h environ, j'arrive sur La croisette. 8h40, frais comme un poisson d' la veille, je monte à l'appart'. Au programme, m'installer, récupérer les accréditations, dormir enfin correctement, et puis projos dans la soirée. Mais rien ne s'enchaîne correctement, impossible de dormir y a des aller retour dans l'appartement, puis quand je tombe enfin dans l'après midi, je suis réveillé au bout d'uneheure par les klaxons d'un mariage... Il commence bien, ce Cannes... Dans la foulée arrivent Benoît et Solènne, nous n'sommes plus que tous les trois à prendre possession de l'appart' avant que les autres n'arrivent demain. Apéro, dîner, apéro, apéro, Ben' part en projo et on reste seuls avec Soso à faire un apéro, avant qu'elle n'aille le continuer sur la Croisette. Je veux me coucher, mais y a quand même une finale de Coupe de France. Je finis l'apéro devant la fin du match, puis les festivités Lilloises (au joie!!!), le temps que Soso, complètement bourrée, et Ben' reviennent... pour me coucher...

 

On n'a pas d'invitations pour la séance de The Artiste avec Dujardin à 8h30, donc objectif organisation: on récupèrera les invitations pour les Dardennes, les accréditations de la Quinzaine, et les pass ACID.

8h30 Réveil, première tête dans l'cul de la semaine. Petit dèj', direction Diaphana pour récupérer les invits des Dardennes. Lorsqu'on arrive les deux frères donnent une interview à la presse dans les jardins. On traverse le silence jusqu'à la villa, Lena nous fille l'enveloppe, le petit gamin du film joue dans les bureaux. Direction le Palais pour faire la queue pour la projo.

Oh joie ! on est à l'orchestre, donc bonnes places assurées et on fait pas la queue pour rentrer. Par contre le personnel de sécurité est de moins en moins sympa, et on peut même plus rentrer des bouteilles d'eau dans le Palais pour raisons de sécurité...

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Petite revue de presse en attendant le début de la séance. Fou rire au titre intérieur du Parisien : "Pas de dérapage pour DSK". Dommage pour les journeaux du dimanche que l'arrestation du Directeur du FMI ait eu lieu après le bouclage...

Effusion dans l'orchestre: Bob de Niro assiste à la projection du matin !! 11h30 Le gamin au vélo démarre. Ce gamin c'est Cyrille, toujours vêtu de rouge, effronté, entêté, têtu, suractif, qui veut retrouver son vélo après que son père soit parti. Placé dans un centre d'accueil, il est intenable, il tente de fuguer, y arrive, et part à la recherche du vélo...

Premier film de la semaine, et première énorme claque dans ma gueule. Comment les frères Dardennes, dont j'ai vu tous les films, qui films après films creusent le même sillon mais sans jamais se repêter, renouvelant leur ton, leurs enjeux de mise en scène, comment ces deux frères peuvent encore me scotcher de cette façon? Le vélo du titre participe à la réussite de la mise en scène, notamment dans la première demi heure, intense, nerveuse, tendue, parfois insupportable, créant du danger invisible, hors champs. Longs plans séquences du gamin à vélo, lui aussi nerveux, tendu, volontaire et téméraire. Puis lorsque le vélo est retrouvé, on part à la recherhe du père, puis la vie continue, toujours tendue... La peur et l'émotion ne sont jamais loin...

Pas envie de dire plus sur le film, sinon que Cécile de France y est splendide, la gamin est une fois de plus une trouvaille désarmante de talent, et que les Frères Dardennes sont à jamais parmi les plus grands cinéastes vivants.

 

 

Retour à la réalité après 90 minutes intenses, retour sur la Croisette avec son stress et sa vulgarité. Je file à la gare récupérer G, le plus beau mec que la profession m'ait jamais permis de rencontrer et maintenant de cotoyer... Puis retour à l'aapart' pour déjeuner, attendre les derniers arrivants et s'organiser pour la fin de journée... Crevé...

 

 

Par V@lmito - Publié dans : Cannes 2011
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Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 15:17

http://i115.photobucket.com/albums/n295/valmont910/01A7010F04194644-photo-festival-de-cannes-2011.jpg

The french riviera

 


 Soirée d'inaugauration!.. enfin.. cérémonie d'ouverture, avec un grand C. En l'occurence, une cérémonie classieuse, "New-Yorkaise", en l'honneur du Président Bob.

En voyant le montage-résumé de sa carrière, je me rends compte que j'ai encore des lacunes. Ce type est un monstre et je l'aime.

Il est trop mignon, avec son sourire géné et sa tignasse grisonnante, parlant français. Même la présence de "Mèl" ne me gache pas le plaisir de l'ouverture.


Hommage à Bertolucci, j'suis pas fan, mais là aussi, l'aisance et la passion cinéphile de Gilles Jacob rendent le moment... magique, comme le cinéma.

Cannes, comme toujours, au delà d''être l'usine à faire éclore le cinéma de demain, sera politique. Parce que déjà, deux cinéastes arabes pourront montrer leurs films témoignant des révolutions à peine éteintes de leurs pays. Et puis parce qu'à l'issue de son speach, Bertolucci a dédié sa Palme d'honneur à son peuple, pour lui donner la force de continuer à lutter, critiquer, s'indigner....


Uma Thurman m'a tuer. Elle a une robe à tomber par terre, et pendant quelques plans de coupes, durant la céréonie, on voyait sa longueur de jambes dévoilée par une fente digne de la faille de San Andrea.

Le clip géant présentant les films de la sélection officielle donne faim. Apparemment quelques croutes, "super bien éclairées, super lentes, super jouées" mais surtout une grosse envie de découvertes de nombreux nouveaux venus ou de revenants, de voyages géographiques incongrus, de mélanges sensuels de langues, de cultures, de langages. Je bave déjà pour Naomie Kawaze, qui est ma plus grande attente de cette compétition. J'ai hâte de voir La Conquête. Mais aussi le projet fou de Cavalier, le Sorrentino avec Sean Penn en icône à la Robert Smith, et biensûr le Pape Piccoli, le Père Almodovar, le Frère Malick dont j'attends le 2001 avec une putain d'impatience... Mais aussi des découvertes, des films inconnus qui vont me peter à la gueule, me rendre fou, me glacer le sang, m'immoler ou me faire pleurer !!!!

Du coup j'avais oublié que l'OL jouait ce soir. Après un sms de Raide, j'allume la radio. Chouette !!! Grenier est aligné !!!! oh putain... On perd 3-0 à Auxerre.... Un match qui me pete à la gueule, me rend fou, me glace le sang, m'immole et me fait pleurer....

Fin du match, 4-0 pour Auxerre.Le Festival est ouvert... J'vais m'suicider puis j'pars à Cannes...

 

 

 

 

 

Par V@lmito - Publié dans : Cannes 2011
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