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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 00:23

Première séance du festival à la programmation ACID: les films indépendants. C'est le premier long métrage du français Emmanuel Parraud, Avant-poste, qui conte l'histoire d'un ado paumé, suivi par un éducteur. Celui-ci, lui-même largué, n'arrive pas à canaliser le gamin, qui veut être "puéricultrice" mais ne l'assume pas. Après une grosse embrouille avec son éducareur, qui lui vaut un tête à tête avec ses parents, il décide de partir dans le pays dont ils sont immigrés: l'Algérie... Très juste dans la description du gamin paumé, le film s'égare en revanche dans un trip totalement incompréhensible, qui me laisse de marbre. Seule, la camera de Jeanne Lapoirie (Les roseaux sauvages, 8 femmes, Parc), permet au film d'exister cinématographiquement dans certaines scène étranges, comme celle en Italie sur les quais, avec les voleurs à la tire et la prostituée, où soudain, le film offre des sensations étranges...

On sort vénères, avec Thé, Benoît et Cécile, et d'autant plus qu'on peut pas aller se faire Mother, de Bong Joon-ho, dont j'avais adoré le dernier film totalement barré: The host. Du coup on rentre à l'appart', histoire de se ménager pour demain, jour où le festival commencera vraiment...

Après une courte nuit, réveil agité, Rodolphe n'a pas entendu son portable, a loupé son train, est complètement largué au réveil... 9h00: Quinzaine des réalisateurs, Eastern plays, premier film Bulgare, racontant le parcours de deux frangins dans la Bulgarie contemporaine, sur fond de nationalisme raciste, de drogue,et de violence. Bonne claque dans la gueule, par son propos, et par sa force cinématographique, le film nous touche fondamentalement Thé et moi. Mise en scène sèche, propos sans concession, de l'innanité des politiques à la démission des parents, seuls, les jeunes adultes doivent trouver leurs propres rêves, envers et contre tous.

On essaye d'enchaîner avec Les beaux gosses, mais trop de queue tue la queue, et plutôt que se retrouver le bec dans l'eau, on décide de filer en quatrième vitesse à La semaine de la critique, pour voir Adieu Gary, premier film français de Nassim Amaouche, racontant l'histoire d'un jeune mec qui sort de prison, et va chercher auprès de son père, son frère, et  de leur petite communauté, perchée en Ardèche, ce qu'il lui faut de retour à la vie . Avec un propos super réaliste, dans un univers poétiqe et parfois burlesque, le film est drôle, touchant, rêveur. Il nous vaut la première répilque culte de notre festival : "Il a décidé d'apprendre l'arabe... c'est une réussite, quand il parle, on dirait qu'il tousse...".                                                                                                                    copyright studiocanal

Petite pause déjeuner, le temps que Thérèse balance à propos de l'acteur du Audiard :"S'il a pas le Prix d'interprétation, j'fous plus les pieds à Cannes..", et direction la compét' pour le nouveau Mendoza, dont Tude a réussi à m'avoir une place: Kinatay, qui commence comme John john, un de ses précédents films, d'aspect totalement documentaire, à Manille, sur un jeune garçon d'environ 18 ans, qui, au moment de se marier, se retrouve embarqué dans un trip dont il reviendra à jamais transformé. D'une force et d'une radicalité cinématographique courageuses, ce nouveau film de Mendoza recule encore les limites de son cinéma, documentaire intense, fiction poussée au tréfond des possibles, mais pour mieux embraser la réalité des Philippines, ces îles pourries par le Mal, la corruption, la lie de l'humanité. L'intégritée, une fois perdue, est perdue à jamais, dit Mendoza, avant d'entamer la fin du cauchemar, et nous mettre devant l'évidence: seul le cinéma peut raconter  au plus juste l'indicible.
 Après cette claque, impossible d'enchaîner.

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Published by V@lmito - dans Cannes 2009
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