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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 20:48

Vidé par l'expérience physique de Kinatay, une pause s'imposait. Appart', restauration, café, direction apéro du Pacte à 19h. Je sais qu'il  y aura des lyonnais, des marseillais, on va pouvoir aller mater ensuite le match en meute de supporteurs cinéphiles... Après quelques verres de Pouilly-fuissé, Pinot noir, Côte de Provence, St Véran, Sauternes, Pauillac, Gaillac, personne ne veut aller voir le match, et la première mi-temps doit être en train de se terminer... Merde...
La panique. Thérèse et moi, on file, on nous a donné une adresse de bar sur le port, qui diffuse tous les matchs de Marseille. On arrive, c'est la mi-temps : 2-0 pour Lyon. On revoit les buts, doublé de Benz' !!! Je mouille ma culotte...Lui aussi sûrement, après les sifflets essuyés au Vél' contre l'Argentine. Le bar est bondé, je commande deux Gin To, partout, des bombasses qui puent le cul. Autant la ville de Marseille est la ville la plus testostéronée de France, autant ce soir ce bar est le plus testostéroné de Cannes, je ne sais pas où mater tellement y  a à mater ! Pas le temps de me poser trop la question, le match reprend, y a le feu au bar et sur le terrain. Les cages de Lloris ressemblent à des chiottes de teufs après quatre jours de zique. Tout à coup Thé se rappelle qu'elle a oublié de me dire qu'en allant dans les bureaux de Diaphana, distributeur de Looking for Eric, elle y a rencontré LE Eric... Tout à coup, Juni se souvient qu'il sait marquer des coup-francs de malade. Score final : Marseille 1 - Lyon 3, rarement l'assurance de ne pas être champion aura été aussi agréable...
Je sors du match bien galvanisé, mais surtout bien bourré, faut rentrer dormir, on oublie  les fêtes.


Réveil à 7h00, mal au crâne, direction séance de 9h à la Quinzaine pour voir J'ai tué ma mère, de Xavier Dolan. Comédie sur un homo de 19 ans qui forme une sorte de "couple" avec sa mère depuis le départ du père lorsqu'il avait 7 ans. J'ai toujours autant de mal avec le Québécois. Mon téléphone n'arrête pas de vibrer, douze appels en absence en une heure, j'suis obligé de sortir de la salle avant la fin du film. Les boules... Les messages s'accumulent, y a un problème à Paris sur la programmation d'un film. Retour appart', ordi portable dont je sais toujours pas m'servir, boîte mails.... J'ai oublié le mot de passe de la boîte pro créée spécialement pour Cannes. J'ai toutes mes programmations dedans. Rien n'est sous contrôle, je panique, y a le Lars Von Trier qui va commencer, je redescends en trombe au Palais, les portes sont fermées, trop tard. Appels, toujours des problèmes de programmation, retour appart', tentative de récupération de mot de passe. Finalement c'est Rodolphe, rentré à Paris, et Mathieu, sur le point d'y retourner, qui me sauvent la life: Changement de mot de passe à Paris, récupération des programmations, rappeler les douze personnes à rappeler.


C'est l'heure du Ken Loach, Looking for Eric, avec le King Eric. Direction l'amphi Lumière, on a les meilleures places possibles, celles que les équipes de films occupent pour les présentations officielles....

copyright Joss Baratt




Tout commença par une passe superbe d'Eric Cantona....
C'est l'histoire d'un supporter de Manchester United, Eric, la cinquantaine, envahit par la dépression, qui a laissé sa vie partir à vau l'eau, son foyer, sans femme, tomber en ruine, et ses deux fils, partir en vrille. Un soir où il a piqué en cachette de l’herbe à son fils, il voit Eric Cantona lui apparaître. Canto, tel son ange gardien, va le « coacher » pour sortir de cet état, régler ses problèmes, et faire face aux épreuves que la vie ne cesse de lui foutre dans les pattes…Pas envie d'en dévoiler beaucoup plus, tellement le film est surprenant, drôle, inattendu. On a rit comme des baleines, accueil triomphal de toute la salle. Le film est un Ken Loach avec ses qualités habituelles, mais aussi «OVNI » que Canto l'était. C'est un plaisir de bout en bout, plaisir de rire, plaisir des dialogues (deux scènes risquent de devenir cultes), et plaisir de quelques très beaux buts du King. Mais c'est profond aussi, Loach décrit très finement l'état de dépression, et Canto explique génialement, comment s'en sortir. Un mot aussi de Steve Evets (Eric), qui est beau, touchant dans sa fébrilité (il m'a souvent fait penser au génial Harry Dean Stanton avec son air de chien battu qui le rend souvent boulversant).

La joie de l'accent mancunien incompréhensible sans les sous titre, c’est déjà quelque chose, mais le pompon, sans rien dévoiler du film, c’est d’entendre La Marseillaise chantée par des Anglais. Perfide Albion, qui offre son meilleur film à Canto, après lui avoir offert la plus belle des carrières.

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Published by V@lmito - dans Cannes 2009
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commentaires

Manouille 04/06/2009 15:32

Magnifique ! Et ce que j'ai ressenti au mot près, ce qui ne gâche rien...

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