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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 18:50

Après s’être bien poilé au Ken Loach, s’être bien repus à l’appart’, direction la Quinzaine pour voir la dernière merveille (j’espère) de Guiraudie : Le roi de l’évasion. Comme on n’a pas tous des coupes fils, que c’est à la séance la plus fréquentée, et que le film est très attendu, on décide de faire la queue dès 18h, pour la séance à 19h30. Las, je peux pas rentrer au film malgré l’heure et demi de queue. Du coup, dégoutté, je rentre à l’appart’, repos, revue de presse, balcon, pétard, rosé, avec Benoît, puis Thé. Ce lundi a été une putain de journée de la lose (2 heures de queue pour un film et demi), autant le terminer tranquille et reprendre demain sous de meilleurs auspices.

Mardi matin, réveille 6h50, Almodovar à 8h30.

Enfin je peux rentrer sans stress à un film : Etreintes brisées. Almodovar, qui à mon goût avait un poil trop tendance à faire dans l’absolu mélo ces derniers film, renverse la tendance, en réalisant un film noir très tendu tout en retenue. L’histoire d’un réalisateur devenu aveugle, et désormais seulement scénariste. A coup de longs flashs back, on va apprendre comment il est devenu aveugle, comment il a perdu l’amour de sa vie, et plein d’autres secrets encore. Sans rien dévoiler de l’intrigue, disons qu’Almodovar fait sa Nuit Américaine, son Mépris, dans un film en bien des points hitchcockien. Sa mise en scène est toujours aussi belle et fluide,  et surtout, Penelope Cruz, que j’porte pourtant pas particulièrement dans mon cœur, est absolument formidable en actrice, en salope, en femme amoureuse ou en femme en détresse. La cerise sur le gâteau : Almodovar s’auto-cite à travers le flash back sur le tournage du dernier film du héros. Sublime et passionnant.

 

 

Après ça  pas de film, mais la tournée des popotes : Europa pour récupérer des places pour I love you Philip Morris, Diaphana pour des invitations pour le film de Denis Dercourt : Demain dès l’aube, qu’on doit voir à 14h, ce qui nous permet de rencontrer le très beau Vinent Perez en pleine séance de shooting dans le jardin de la villa Diaphana.

 

Après un américain (un sandwich, pas un beau mec), nous voici au Dercourt, Demain dès l’aube. L’histoire de deux frères, l’aîné en pleine crise existentielle, le plus jeune qui plonge dans l’univers virtuel des jeux de rôle Napoléoniens, se rapprochent pour entourer leur mère malade. L’un allant vers l’autre, ils vont se retrouver tous les deux projetés dans cet univers particulier des jeux de rôle.

On a rien compris au film ! C’est pas nul, c’est plutôt bien filmé, Perez et Jérémie Rénier sont très biens. Mais que nous raconte le film ? Je ne sais pas. Restent quelques scènes assez cocasses, où la confrontation des deux époques (Napoléonienne et actuelle) nous ont plutôt bien fait sourire… Fin du film, retour appart’, puis réunion avec une association de ma région, puis apéro Bac Film, puis apéro Rézo film, puis apéro à l’appart’, puis un dîner à l’arrache et c’est l’heure de I love you Philipp Morris à 22h à la Quinzaine.


copyright Europa Corp

 

L’histoire de Steven Russel (génial Jim  Carrey ) qui fait la belle. Dans les deux sens du terme. Il a une vie bien rangée, parfait époux, bonne situation, mais roi de l’arnaque et de la double vie, puisqu’il fait aussi la pédale. Le jour sa femme, la nuit ses mecs. Mais ses arnaques le renvoient systématiquement en prison. Là, il rencontre Philip Morris (Ewan Mac Grégor) dont il tombe follement amoureux. Et re évasion, arnaque, grande vie, évasion, évasion, évasion…. Le film vaut vraiment pour la prestation de Carrey, extrêmement drôle sans est exubérant, et le très peu politiquement correct du propos tiré d’une histoire vraie. Assez inégal sur la longueur, il m’aura bien valu quelques fosu rires. Thé et Tude en sont pas fans. Je suis carrément plus enthousiaste qu’eux, et je ne quitte plus mon badge I love you Philip Morris, devenu le must des gays pour draguer sur la croisette (« ah, toi aussi t’as le badge » signifiant « Ah ! toi aussi t’es pédé »)…

 

Retour à l’appart’ à minuit et demi pour se reposer, faire une bonne nuit, pour être en forme demain à 8h30 : ils débarquent enfin ces Inglorious Bastards.

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Published by V@lmito - dans Cannes 2009
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commentaires

morrissey du losc 20/05/2009 19:18

merci mon val pour tant de finesse et de clairvoyance....et big up à Jim Carrey, tiens

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