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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 11:06

Après une soirée, détente-vacances et une nuit acceptable, départ à 7h45 pour le Tsai Ming Linag, Visage. Commande du musée du Louvres, dans le cadre d’une série de trois films, Visage de TSL reste fidèle à son univers. Dès les premières images, plans fixes longs et muets, on retrouve tout ce qui a fait le cinéma de TSL depuis quinze ans, et surtout, une scène de fuite d’eau hilarante. Pour le reste, c’est l’histoire d’un cinéaste, joué par SON Lee Kang Sheng (son Jean-Pierre Léaud à lui), qui tourne un film à Paris sur Salomé, et dont la maman décède à Taiwan. Le cinéaste perd le contrôle du film, dans lequel jouent Jean-Pierre Léaud et Laetitia Casta, sublimement belle et bonne, dans le rôle de Salomé, et la productrice est Fanny Ardant. Rien de nouveau dans le cinéma de TML, sinon qu’il rend cette fois-ci un hommage radical à Truffaut, à travers ses interprètes, et quelques clins d’œil bien sentis. Le film est parfois fastidieux, parfois hilarant (le cerf qui s’appelle Zizou), pas totalement abouti. La scène où Nathalie Baye a perdu sa boucle d’oreille est un sommet. Autour de moi, ils détestent tous. Suis le seul à défendre cette preuve d’amour à Truffaut, mais je suis bien seul. Pas le meilleur Tsai Ming Liang, je défie cependant les autres de retourner le voir quand il sortira, dans d’autres conditions, sans fatigue, sans cerveau lavé par le festival.

 

 

Je file à la Quinzaine rattraper le film d’Axelle Ropert, La famille Wolberg, drame familial autour d’une famille secouée par des « secousses sismiques ». Comme d’habitude, l’image de Céline Bozon est sublime, comme d’habitude, Bozon lui-même est d’une folle drôlerie. Malheureusement je commence à craquer, et m’endors pendant plus d’une demi heure, et personne pour me réveiller. Difficile d’appréhender le film donc, mais l’assurance que pour son premier long métrage, Axelle Ropert a réussi un petit traité philosophique sur l’existence, le couple et la famille.

 

A 13h30, projection de Montparnasse, toujours à la Quinzaine, qui a été récompensé par le Prix SFR du court métrage. C’est en réalité un moyen métrage d’une heure, en trois parties, portraits de trois personnages qui vivent dans le quartier de Montparnasse… Au secours !!! Comment, lorsqu’on est  jeune réal, peut-on encore faire ça… C’est bien gaulé, bien mis en scène, bien joué, mais c’est surtout archi vu et revu, d’un classicisme français dingue. Quand on voit ce que fait le père Resnais à son âge, on a envie de secouer ces jeunes réalisateurs français pour qu’enfin ils osent, tentent, et qu’ils aient le culot de leurs ambitions. A la sortie, je suis vénère.

Pas de quoi voir un autre film, c’est plutôt l’heure de la pause.

 

C’est l’anniversaire de B. on va donc faire une petite fête à l’appartement . Après une partie de poker, préparation de l’apéro, ménage, rangement, courses. J’apprends que Romain M. va passer la nuit chez nous en dépannage. Oh, my, God. Ce mec me bouleverse, ce sera l’occasion de faire plus ample connaissance, voir plus si affinité, même si je suis convaincu qu’il est bien hétéro…

A l’issue de la petite sauterie, on file au « Petit Majestic », retrouver Mathieu, Xavier et d’autres potes pour fêter la dernière soirée à Cannes. Mathieu est accompagné des producteurs de Lars Von Trier, dont un jeune blondinet, René, complètement barré qui nous fera hurler de rire toute la soirée. Je tente une approche, mais trop préoccupé par Romain M., je laisse tomber. A 5h, il ne reste que Thé et moi, on rentre, car demain matin, ça recommence, avec les rattrapages de la compétition : Fish Tank, Le prophète et Antichrist

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Published by V@lmito - dans Cannes 2009
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