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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 16:13

19720401.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20110418_034304.jpg19h30, on part pour l'appart', on en a fini pour aujourd'hui. Vais faire à bouffer, on va se poser, se coucher tôt, pour pouvoir affronter le marathon des deux derniers jours. On apprend les premiers palmarès: à la Semaine de la critique, c'est Take shelter qui gagne le grand prix, mais Thé n'a pas aimé. En revanche, les prix de la Quinzaine nous ravissent : Les géants , qu'on a adoré ce matin, a le Prix CICAE et le Prix de la SACD. Le Prix EUROPA CINEMA va à Atmen qu'on a aimé la veille... On a Emmelie d'Ad Vitam au téléphone, qui distribue en France Take shelter, elle débarque avec deux bouteilles de champagne, toute contente du Prix de la Semaine. On refait le monde du cinéma avant d'être rejoints par Tude et son mec, faire une soirée apréro salade champagne. Dodo tôt, mais demain c'est encore grasse mat', réveil à 9h pour séance à 11h30.

 

A 11h30 c'est les retrouvailles avec l'ami Christophe Honoré, dont globalement je n'aime pas le cinéma. Excédé par Les chansons d'amour, indulgent et interessé par Dans Paris, j'y vais un peu à contre coeur, mais JB qui le distribue m'a dit qu'enfin, celui-ci devrait me plaire. On se prépare, on file s'installer, on retrouve Tude, Pierrick, on est avec Burçak  Et on tombe sur une copine de Pyramide qui sort de La source des femmes, qu'elle a destesté, et c'est apparemment ce à quoi je m'attendais, raison pour laquelle je l'avais squizzé volontairement.

 

702728_les-bien-aimes.jpgLes bien aimés est l'histoire de deux femmes, une mère et sa fille, et leur relation avec les hommes. Je ne raconterai aucun pitch de plus. Le film commence comme du sous-Demy imaginé par Lelouch, et se poursuit par de savoureuses séquences entre Deneuve mère et fille. Puis il faut que le film démarre, que l'histoire s'envole. Et là, c'est le drame. Tout est bon pour avancer. Le Sida, le 11 septembre, une mort accidentelle, une envie de bébé, du triolisme, un suicide... Tout est bon dans l'cochon, pour faire avancer un récit qui se veut cochon mais qui ne choquerait même plus le bourgeois. Honoré se vautre dans une facilité déconcertante.

Et le film, qui dure 2h15, n'en fini pas de finir. Une première fin, on se croit libéré, mais non, ça recommence, on saute de quelques années, et on continue à enfiler des perles, aligner des poncifs : c'est mieux d'être aimé ou d'aimer ? Le sexe sans l'amour, c'est possible ? Et l'amour sans le sexe? Et comment on fait les bébés?... J'en peux plus de voir ce film qui n'arrive pas à se finir. J'enrage, je suis coincé dans l'allée, je peux pas bouger, je dois attendre la fin, c'est insupportable. A la fin? c'est la fin: voilà la plus belle conclusion de ce film...

 

Au retour à l'appart', avec Thé on est vénères. Elle appelle le film: "Les mal baisés". Elle est autant insupportée que moi. On a l'impression que Tude a aimé. On se demande pourquoi et comment. A l'appart', après le départ de Cécile pour Paris, on commence à préparer les valises. En milieu d'après midi, alors qu'on a décidé de squizzer le film Turque de la compétition précédé d'une rumeur assez épouvantable, on voit en revenir Solènne qui a craqué et s'est cassée, et Tude et Pierrick qui viennent deviser avec nous. On va forcément se bagarrer sur le Honoré...

 

elena-copie-1.jpgOn parle à peine du Honoré, et on file à la clôture d'Un certain regard, où Kusturika donnera son palmarès, et on verra le film Elena, du Russe Andrey Zvyaginstev (J'avais adoré son Retour), en clôture.

Elena est une femme mûre remariée à un homme richissime. Son fis, trentenaire et glandeur  appartient à la classe désoeuvrée. Son petit fils glande, et voudrait échapper au service militaire pour aller à la fac. Mais ça coute cher, il faut graisser la patte des fonctionnaires. Lorsqu'elle demande à son mari de lui donner l'argent pour son petit fils, celui-ci refuse. Peu après, il fait une alerte cardiaque...

Avant même que le film commence, on apprend que le jury lui a donné un Prix spécial. Le film le mérite, il est ample, longs plans séquences élégants qui nous plongent dans cette forme de lutte des classes du XXIèmé siècle en Russie. En plus c'est sur la Symphonie n°3 de Glass. De quoi être captivé, voir scotché. Pendant quelques minutes la fatigue aura raison de moi. Mais je redémarre et assiste à l'effroyable.

 

A l'issue de la projo, on rejoint l'équipe de Pyramide qui sortira le film, pour la fête sur la plage du Majstic. Soirée russe donc, champagne à volonté, vodka, accueil confidentiel, dégustation de foie gras, tables intimes sur la plage, tout est parfait. Après 23h, on doit bouger pour la fête du Pacte pour Drive vu ce matin. Et là, plus aucun souvenir, sinon que j'ai eu une rage de dent à la fête du Russe, que j'ai dû boire de la vodka pure pour endormir la douleur, et que j'aurais, selon les milieux informés, continué au gin to. Pourtant, ce dimanche matin, je me réveille avant que mon alarme sonne, après 5h de sommeil à 7h, pour me préparer pour les séances de rattrapage de la compèt'. Au programme ce matin : habemus Papam de Moretti, puis le Malick.

 

 

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Published by V@lmito - dans Cannes 2011
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