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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 16:40

19736509.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20110512_014944.jpgDernière journée du festival, traditionelle journée de rattrapage des films de la compétition, qui donne chaque année lieu à de la torture de méninges pour agencer l'enchaînement des séances en fonction des films qu'on a pas vus, loupés, ou des films portés par les rumeurs.

Pour moi ce matin c'est Habemus Papam de Moretti à 9h. Je retrouve dans la salle Christine accompagnée du beau Duarte. De mon Duarte, avec qui je ne travaillerai plus... Les boules...

Habemus Papam donc. Moretti est au top de sa forme, pour raconter l'histoire de ce Pape élu, qui refuse de se présenter au peuple catholique, et tombe dans un immense questionnement. C'est à la fois une pochade, car tout est prétexte à rire, à gorge déployée, mais intelligemment.

C'est une vraie comédie par les situations, le jeu de Piccoli, et celui de Moretti lui-même, dans le rôle d'un psy appelé au secours par le Vatican. Mais c'est aussi une réflexion profonde sur l'incarnation du pouvoir, qui rappelle forcément le débat autour de Berlusconi, mais aussi qui pourrait s'appliquer à l'incarnation du pouoir par Petit corps malade, notre cher Président.

 

19731065.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20110504_031744.jpgOn ressort ragaillardis de la projo, même si je commence à faiblire par la fatigue, et que j'ai piqué du nez quelques minutes au milieu du film. Christine nous quitte, et Duarte et moi on tente la reprise du Malick dans la salle du soixantième. Queue en plein soleil pendant de trop longues minutes. Il y a vachement de monde, dont beaucoup d'américains.

11h30 The tree of life commence. Il commence sur un patchwork de séquences, où l'on voit des images de la terre, de l'espace, d'une famille traditionnelle des années 50 dans le Texas, des images de nature. Et une voix off. D'abord citant le Livre de Job. Puis philosophant sur la différence entre la grâce et la vie. Puis c'est le big bang, la cfréation du monde.

 

Puis c'est l'histoire de cette famille, et surtout de ce Père trop aimant, trop cassant, trop éxigeant, qui fini par traumatiser, d'une certaine façon, ses trois garçons et surtout l'aîné. J'en dit pas plus, d'une part parce que c'est dur à résumer, et d'autre part, parce qu'il est plus excitant d'y aller sans savoir ce qu'il en est.

Ce qu'il en est, en réalité, ressemble à un film témoignage d'une grande virtuosité plastique. Une remise en question, à l'âge où l'on se les faits pour vieillir en paix. Une analyse philosophique parfois naïve, à l'américaine, mais poussée dans ces retranchements. Le film bouleverse parfois, tout le temps épate. Et surtout grâce à sa mise en scène. Au delà des images de nature dont on fait souvent le gimmick de Malick, ce sont les séquences de cette vie familiale, souvent muettes, mais qui constituent les 3/4 de ce film de 2h40, qui sont les plus virutosement racontées. Je sors abasourdi, bouleversé par la capacité du film à incarner les souvenirs, à faire resurgir aussi mes propres souvenirs.

 

Avec Duarte on sort ébahis, passionnés. J'ai envie de rester sur cette expérience. De me laisser porter par mes souvenirs d'enfance, de réfléchir à la grandeur et aux mystères de l'univers et de sa création, et de laisser mes yeux lavés et purifiés par cet océan d'images.

 

 

C'est maintenant l'heure du palmarès. D'ici quelques heures le verdict sera rendu. Des films disparaitront de la surface de la planète cinéma. D'autres seront mis en exergues. Déjà, on a l'assurance que dans les selections parrallèles des découvertes ont été faites. Il ne nous reste plus qu'à faire notre propre palmarès de cette compétition, en fonction des films parmi les 20 proposés, qu'on a pu voir.

 

Palme d'or : LE GAMIN AU VELO des frères Dardennes.

Granx Prix: LE HAVRE d'Aki Kaurismaki

Prix de la mise en scène :THE TREE OF LIFE de Malick

Prix d'interprétation masculine: André Wilms dans LE HAVRE de Kaurismaki

Prix d'interprétation féminine: Charlotte Gainsbourg et Kristen Dust dans MELANCHOLIA de Lars von Trier

Prix du scénario: HABEMUS PAPAM de Nanni Moretti

Prix du Jury: HANEZU de Naomie Kawaze et DRIVE de Nicolas Winding Refn

Prix spécial du Jury: MELANCHOLIA de LVT

 

Au total, je donne quasiment un prix à tous les films que j'ai vus en compétition. Le niveau était élevé cette année, surtout en terme de mise en scène. Des enjeux forts, parfois nouveaux (DRIVE), parfois renouvellés (LE HAVRE, MELANCHOLIA). Reste que manquent à l'appel quelques films que j'aurais voulu absolument voir dansla compétition : le Almodovar, MICHAEL, SLEEPING BEAUTY ou le Cavalier. Le palmarès de tout à l'heure redessinera mes envies de cinéma de ces prochains mois...

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Published by V@lmito - dans Cannes 2011
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