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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 21:14

Another-year-31857-copie-2.jpgAprès la folle soirée à l'appart, dernière journée du festival. Réveil à 10h30 après s'être couchés passablement secoués vers 4h30. On se rattrape le Mike Leigh, Another year, que certains parmi nous n'ont pas vu.

Suis comme d'habitude à la bourre et vais rejoindre les autres dans la queue à Debussy. Petite revue de presse, derniers article sur le film d'A. Weerastethakul présenté avant-hier, pronostiques de la presse, premiers bilans du festival. METRO qui fait un quotidien sur la Croisette fait sa une sur Weerasethakul, en réclamant une Palme audacieuse. Tu m'étonnes...

 

Le Mike Leigh donc: une histoire sur 4 saisons, d'un couple d'une petite soixantaine d'années, ses amis, sa famille. Un couple adepte du jardinage et du réconfort. Comédie assez féroce, très enlevée et fine, sur les tracas du quotidien, ou les petits arrangements avec notre conscience. C'est simple, bien mené, sur une petite mélodie mélancolique. C'est même parfois méchant, car ça raconte l'âge adulte, lorsqu'on l'a bien vécu, ou lorsqu'on s'apprête à le vivre. Pour certains, à 60 ans, ils n'y ont jamais fait face. Je suis pas très fan de Mike Leigh mais j'avoue que je suis séduit par cette chronique féroce et drôle. Et je pense à Voltaire : Il faut cultiver notre jardin...

 

14h30 à l'appart', Ben' part faire un tour au soleil. Je grignotte un truc, me pose, et rendez-vous à 16h30 avec Thé, Ben' et Soso pour faire la queue à la salle du 60ème pour la rediff' du très bien accueilli The housemaid du Coréen Im Sangsoo (The Président's  last bang). Pendant qu'on fait la queue au soleil, Roxane de Pyramide passe par là, et nous dit qu'ils sont au Palmarès, ils ont dû rappeler l'équipe du film Tchadien en compétition. Thé l'a vu le matin même et  elle a été super touchée.

 

On entre dans la salle, le temps de revoir une vieille connaissance (Seb, tu te rappelles le bello italiano qui apparemment est portugais?), de m'endormir, et c'est reparti. Je pique du nez dès les premières minutes, mais j'ai une astuce. M'endormir sans lutte, quelques minutes (j'ai prévenu Thé qui doit me réveiller) et a priori, après je tiens le coup tout le film sans problèmes.

 

housemaid-bain_articlephoto.jpgEuny, jeune coréenne issue de la classe prolétarienne, est engagée comme gouvernante dans une très riche maison bourgeoise. Le mari de la famille la prend (dans tous les sens du terme) pour maîtresse, et toute la vie de la maison va être bouleversée...

Accueilli très chaleureusement lors de sa présentation en compétition le premier vendredi du festival, le film est un long clip esthético-chico-publicitaire patiné, longs travellings dans la maison de luxe, pauvres petites scènes de cul, postures des personnages dignes de Dallas et Dynastie, dialogues au niveau zéro : "Cette famille est sans pitié, c'est pour ça qu'ils sont si puissants", incongruitées psychologiques, grand guignol, musique démonstrative, c'est insupportable et énervant. Pitié, je sors du bordel en colère, on doit vite remonter à l'appart' pour mater le palmarès sur Canal +.

 

Oh joie!!! Au fur et à mesure de l'annonce du palmarès j'ai peur, mais au fur et à mesure, je suis comblé, par la tendance du jury à privilégier les vrais moments de cinéma, les audaces, les coups de force, et aussi un palmarès incroyablement français.

 

19422470-copie-1.jpgA l'annonce de la Palme, je jure de mourir ce soir sur une plage de la Croisette. Apichatpong, mon cinéaste favori découvert dans les années 2000, dont je craignais que le nouveau film me déçoive parce que j'adorais les premiers que j'avais vus, Apichatpong, qui livre un film fidèle à son univers mais d'une force toute autre que ce qu'il avait fait jusqu'ici, Apichatpong, cinéaste Thaïlandais qui a quasiment mon âge, est récipiendaire de la Palme cette année. Beauvois qui est à son sommet reçoit le grand Prix, la mise en scène à Amalric... j'en peux plus...

 

Thé, So et Ben prennent le train de nuit. Je reste seul dans l'appart'. Les potes du Pacte m'ont invité à la teuf du film de clôture du Festival, L'arbre, avec Charlotte Gainsbourg, en plus ils ont le Amalric qui vient d'être récompensé et dont l'équipe est revenue sur Cannes pour le Palmarès.

Ce soir c'est fête pour moi, train demain matin à 6h30, je ne promets rien, mais j'vais sûrement pas dormir, pour profiter de fêter ce palmarès qui loue le cinéma pur, le cinéma en phase avec la marche du monde, le cinéma au delà de ses limites. Demain sera un autre jour, pour analyser les différents palmarès, une autre semaine, à commencer à Lyon par un picnic avec tous mes gones préférés, et une autre année, à attendre des sélections de films qui nous feront rêver, nous évaderont, nous blufferont, nous énerveront, mais seront toujours des propositions de cinéma à découvrir, savourer, aimer ou pas, et commenter. Pour nous retourner sur nos vies, nos expériences, nos rêves, nos fantasmes et nos envies.

 

 

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Published by V@lmito - dans Cannes 2010
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