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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 11:09
L'OL entamait donc enfin sa campagne européenne, la vraie, après le tour de chauffe préliminaire contre une équipe de CFA européenne (Anderlecht) , ce mercredi 16 septembre contre une vieille connaissance, la Fio, déjà rencontrée lors des poules la saison dernière.


Je me faisais inviter chez Stephan, qui lui, est canalplussisé, et m'engageait à tenir Thairaize au courant, elle qui était partie dans le lointain sud-ouest au bord de l'océan.... pour travailler.
Compte rendu du match par sms pendant la soirée.



20.50 Bodmer blessé, la Toul remplace, Govou remplaçant.

21.19 Bastos sorti sur blessure match tendu Govou est rentré c'est assez hard, engagé mais ils sont pas ridicules. Les italiens commencent à faire les salopes

21.23 Carton à Lisandro pour prise de judo

21.28 Carton pour Pjanic qui joue au boucher Serbe je sens que Govou peut être The answer

21.28 Attentat sur Lisandro carton italien

21.34 Lyon s'énerve, a marqué, mais refusé

21.35 Carton italien Kallstrom va finir tout cassé

21.36 Gilardino exclu Toul' perd un oeil

21.51 Puel à la pause: il faut contruire notre jeu, les solutions vont venir.

21.58 Cissoko me plait vraiment beaucoup

21.59 Carton Toul' main

22.14 Cissoko tellement bon !!!!

22.17 Gomis sort pour... delgado :)

22.23 But de Pjanic qu'était pas brillant

22.41 Dernières minutes ultra chaudes mais victoire. Décevant. Cissoko, Toul', et Kallstrom énormes, Govou inspiré super entrée de Delgado à suivre kiss bonne nuit.

Crédit photo: Reuters

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 10:33

Séville-Lyon, match de préparation organisé après l'élimination de l'OL de la Peace Cup, avait lieu hier soir, avec l'excitation de voir enfin jouer Lisandro Lopez, et d'acter le retour de Lloris.

En attendant le vaguement douteux 4411 promis par Puel, c'était l'occasion de revoir le 4231 aligné pendant toute la préparation avec une équipe proche de l'équipe type de la saison à venir. Las, l'arbitre espagnol de 3ème division aura permis de voir d'autres expérimentations appliquées par Puel, à son corps défendant, en seconde mi temps...

 

D'abord la première, très vive, joueuse et animée. Les deux équipes poussent à fond, le jeu lyonnais commence à ressembler à quelque chose en comparaison des premières prestations de cet été, rapide, souvent en première intention. La défense est plutôt rassurante avec une charnière Bodmer Cris. Dans ses quelques sorties, Lloris est parfait et ultra rassurant, semblant bien remis de sa quinzième angine en une saison. Lisandro Lopez a la pêche devant, se bat sur tous les ballons et promet une belle mentalité opportuniste. Au milieu, Kallstrom remplace Toul au côté de Mak, avec un allant qui fait plaisir à voir.

Mais surtout, et enfin, on retrouve l'efficacité lyonnaise dans les couloirs. L'impression de ne pas avoir vu ça depuis tellement de matchs. A droite, Govou en plein forme, ratisse son côté comme à son habitude,  et Clerc monte régulièrement et fout le bronx dans la défense sévillane. A gauche, Grosso est enfin aligné en défense et fourni une putain de partition: montées systématiques, centres souvent parfaits, pendant que Bastos fait son Govou dans le couloir gauche et bouche toute tentative d'engouffrement. Joie de retrouver les deux "pieds à coulisse" qui firent les belles heures lyonnaises avant les départs d'Abidal et Malouda. Le côté gauche depuis était sinistré, faute d'un athlète comme Sid pour couvrir les envolées offensives de Grosso, par ailleurs plutôt faiblard en défense, surtout lorsque Toul n'est pas là pour colmater. Tout cela tourne plutôt bien, démontre une belle envie, et une forme athlétique qui commence à porter ses fruits. Mi temps, 0-0, le meilleur reste à venir.

 

A l'heure de jeu à peu près, sur une faute de Mak plus que litigieuse, il se prend un carton rouge. En match amical c'est inédit, et pour ce genre de faute après la pauvre arbitrage de la première mi- temps, c'est fort de café. Mais le café est plus corsé encore, 10 minutes après, avec l'exclusion de Clerc pour une vraie faute cette-fois, et l'OL se retrouve à 9 !!!. Et là, Puel, l'as de l'expérimentation, se retrouve à pratiquer un 431 avec Govou en défenseur droit, Pjanic en milieu def’ et Ederson attaquant de pointe. Dès lors le match n'a plus aucun intérêt dans le cadre de la préparation, Puel rentre même sur le terrain pour protester, plutôt gentiment, mais rien n'y fait, va falloir expérimenter pendant une demi heure une nouvelle tactique, à l'improviste .Et  le seul intérêt de cette deuxième mi temps a été de voir la gueule des "pro 2",  les petits jeunes formés pour être mis à la disposition de l'équipe première à tout moment, les Mounier (chouchou !), Gonalons et  Grenier...

Bien sûr on ne peut du coup tirer aucune conclusion de ce match, d'autant qu'en entrant sur le terrain, le pré retraité Chevanton va marquer au bout de quelques secondes, en toute humilité, un but sur coup franc et le fêter relativement vulgairement. A 11 contre 9 en match de prépa c'est la classe... Monte tes tatouages mec, t'es un homme !

 

Reste l'attitude des derniers fantassins Pueliens restés sur le champ de bataille, qui, jusqu' à la dernière seconde, se seront battus en apprenant ce qu'est un bloc défensif, et qui seront encore capables d'offrir quelques raides offensifs qui feront gentiment espérer rêver.

Moralité : 2 cartons rouges, c'est bon, on bouge. Retour maison. Et dimanche, dernière chance de retravailler les automatismes, avec une équipe type, peut-être un 442 avec Gomis aux côtés de Lisandro Lopez. Sûrement pas en 431, à moins que la Corogne nous foute los corones et que le match parte en vrille. Mais au bord des eaux calmes d'Aix les bains, gageons que seule la jeune garde "pro 2" nous réservera de l'imprévu et une esquisse de ce que pourrait être le futur OL, guerrier et revanchard.

 

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 21:32

C'en était trop... Benzema parti, Fred l'ayant précédé vers la sortie lors du mercato d'hiver, Lyon s'était mis en quête d'attaquants à la hauteur de leurs prédécesseurs. Mais, depuis l'entame de ce mercato, et au delà de l'achat de Lisandro Lopez, la stupeur succédait à la déception.

Objectif Gignac. Embrouille, Gignac très cher, Sadran pas content, méchant: pas vendre. Feuilleton où Toulouse a joué les gammes lyonnaises à coup de communiqués de presse qui ont bien foutu la honte à l'OL. Objectif Remy, vendu il y a un an à Nice 8M, qu'on a essayé de toper à 15M plus Mounier. Horreur : déjà se débarrasser de Mounier maintenant, c'est pas possible, mais en plus pourquoi payer Remy le double de ce qu'on l'a vendu il y a un an, presque la moitié du prix payé par le Real pour Benz ?


Lyon a fait sa préparation pratiquement sans attaquants pros, Lisandro Lopez ayant eu la bonne idée de se blesser avant la Peace Cup. E toujours rien, sinon des embrouilles avec Nice pour Remy, et la honte, toujours la honte...

Et puis enfin ce jour, tout se débloque. D’abord Nice ne vendra pas Remy (donc Mounier restera à Lyon). Et tout s'illumine et devient clair comme de l'eau de roche : d'abord un nuage de fumée comme l'OL est capable d'en créer régulièrement pour détourner les esprits : Gomis, acheté pour 15M par l'OL. Bon déjà, Gomis, qu'a pas encore prouvé grand chose, à 15M c'est un gag. Mais en plus la filière stéphanoise.... comme si Piquionne n'avait pas suffit.

Et puis ce soir, une dernière nouvelle finit par nous rassurer et éclaircir la stratégie lyonnaise : Michael Schumacher (7 fois champion du monde, comme l’OL champion de France) reprendra en août la Formule 1 à 40 ans après avoir arrêté 3 ans. Le retour du Seigneur. Comme Armstrong, 38 ans, sur nos nationales cette année. Le retour d'un grand ancien primé un nombre de fois incalculable (7 fois vainqueur du Tour de France, autant que l’OL champion de France). Des héros, des géants de retour sur leur terrain de jeu préféré. Et c'est là que Lyon est trop fort.


Demain dès l'aube, après la parution des quotidiens, Lyon nous annoncera la signature d'un contrat de joueur, et non plus d'encadrement de Sonny Anderson, 37 ans, 3 fois champion de France, 2 fois champion d’Espagne, au Palmarès long comme une cicatrice sur la gueule de Ribery.

Que les buteurs étrangers restent dans les championnats étrangers. Que Toulouse et Nice gardent leurs attaquants et tremblent.  Lyon est enfin d'attaque avec le retour de Sonnygoal.

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 14:44
Je crois que cette fois-ci, la Puelisation de l'OL est en marche, et tout, dans cette reprise et ce mercato tend à prouver que désormais, comme c'était prévu dès la signature de son contrat, Puel est le vrai boss du sportif à l'OL. Il a fallut cette foutue année de transition, somme toute prévisible et annoncée comme telle, pour que la mentalisation ait lieu. C'est donc rassurant de se dire que finalement il n'y aura pas de deuxième année transition, on est entré dans le vif du sujet, la garnison se prépare au plus dur des combats.





Pourtant on a douté depuis la fin du championnat 2008-2009. Déjà la fin de saison et la troisième place n'avaient pas vraiment été rassurantes sur le niveau réel de ce groupe et la qualité du travail réalisé avec le nouveau coach. Mais l'annonce, sitôt le championnat terminé, du départ définitif de Juni le Roi, Juni la Star, c'en était trop, l'OL ne paraissait plus trop savoir où il allait. Puis vint la déflagration venue du Réal et ses millions pour se payer Kaka et Ronaldo. Aulas prédit alors que rien ne serait désormais impossible, et que le deuxième bijou lyonnais, Benz', pourrait finalement lui aussi partir malgré les déclarations et engagements de fin de saison côté club et côté joueur. Et l'impossible arriva: Benz' vendu au Réal, pour son bien et dans l'émotion. Pendant ce temps, Duverne annonçait son départ de l'OL pour devenir préparateur physique de la seule équipe de France. Une fuite des cerveaux, que dis-je, une purge ! Et c'est en apprenant l'arrivée du remplaçant de Duverne que finalement l'idée de la purge prenait consistance. Le remplaçant : Vincent Espié, était l'ancien préparateur physique de Lille... sous Puel.

Ensuite sont venues quelques déclarations, de Sony Anderson le soir de la signature de Benz' au Réal, puis d'autres joueurs comme Toulalan : finalement le départ de Juni et de Benz' servirait le collectif, le groupe comptant moins sur ses deux "dépendances", et le bloc équipe s'en bonifiant. Rapidement, en y mettant un peu de mauvais esprit, on se rend compte qu'on a perdu les deux seules stars du groupe (à part peut-être le Champion du monde Grosso, lui aussi annoncé sur le départ, et mis sur le banc toute la fin de saison dernière par Puel). Plus de stars, que des joueurs, tous égaux en statut, tous à la disposition du seul groupe, du seul bloc équipe, et de la seule tactique de Puel. Le bataillon se construit.

Toujours dans le même temps, les deux nouvelles recrues de l'OL de ce début de mercato sont Loic Abenzaor et Maxime Gonalons, deux joueurs du centre de formation signant leur premier contrat pro à l'OL. Aucun grand nom, aucune star n'est repérée ou sérieusement annoncée à l'OL en ce début juillet. E t tout cela à l'heure où la préparation a déjà commencé, avec le traditionnel stage à Tignes (seule vestige de la précédente ère lyonnaise ?), et où les "petits jeunes" du centre de formation, embarqués pour pallier l'absence des joueurs qui ont fait la Coupe des Confédérations, font des merveilles et se font remarquer, notamment pour leur caractère de "gagnants". Les fantassins sont sur les dents. Puel modèle sa future armée.



Son plan est clair, il veut tester les jeunes, les former à sa patte, et surtout examiner les manques du collectif pendant les matchs de préparation, et ceux de la Moon Cup. En fonction de ces seuls manques le mercato s'animera, et l'on peut considérer maintenant qu'aucun grand "nom" ne viendra, même si évidemment ça n'empêche pas d'avoir de grands joueurs (remember Diarra, Essien par exemple...). L'annonce de l'arrivée de Lisandro Lopez va dans ce sens : pas un grand nom, seulement un buteur efficace dans un championnat qui n'est pas dans le top 5 européen. Il semble par ailleurs que ce joueur était le seul parmi les pistes examinées ces derniers temps, à faire l'unanimité entre Puel et l'encadrement du club (Lacombe, quoi).



Hier soir, j'avais le cœur serré et pour tout dire "les boules", à l'écoute de la cérémonie de présentation de Karim Benzema à Bernabeu. Mais une page se tourne, est tournée. Désormais il faut attendre la fin de la préparation et du mercato. Les futurs arrivants, seul Puel les aura choisis, et ils n'auront pas besoin de la puelisation des esprits qui est en train d'avoir lieu auprès des cadres : Lloris, Boumsong, Cris, Toulalan, qui interview après interview, assurent que Puel, comme Sarko, a changé, et déroulent le discours de la Méthode..... L'armée devrait donc être au complet après le tour préliminaire de la ligue des champions. En espérant qu'on ne tombe pas sur Maribor...
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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 21:34

Mais que se passe-t-il à Lyon? Tout ce qui se passait d'habitude n'arrive pas, et la vente de Benzema continue à brouiller un mercato terrifiant pour l'avenir des gones.

L'OL, au moment du mercato, avait l'habitude de signer un ou deux joueurs avant la fin ou à la toute fin de la saison de ligue 1 (encore Lloris et Ederson achetés très tôt à Nice l'année dernière). Cette année, rien. Plus inquiétant encore: la Juni et Benzema dépendance. Juni est parti, Benz' vient de le faire.

 

Toute la saison, j'ai défendu l'idée qu'il était plus facile d'avoir une double dépendance Juni-Benz', que la seule Juni dépendance dont on affublait Lyon depuis un petit moment.  Alors quid d'une quelconque dépendance à l'avenir? Juni devrait logiquement être remplacé par Ederson, embauché pour cela la saison dernière, mais encore trop jeune et tendre pour égaler le niveau du "Maître". Benz' parti. Rien ni personne ne peut le remplacer. Aucun grand nom ne veut venir à Lyon, aucun des salaires des grands attaquants qui sont sur le marché ne peut être assumé par Lyon, même si selon Aulas, les réserves sont équivalentes à 100 millions (avant les 35 de la vente de Benzema).

 

L'attaque est orpheline maintenant que Benzema est parti, puisqu'il ne reste plus que Piquionne, Govou prêt à partir (à moins que "oh ! Joie!", l'issue du feuilleton soit la même que les 3 saisons précédentes et que Sid Vicious reste, je l’espère…). Mounier est donné partant à Nice, mais depuis tellement longtemps qu'on vient à en douter. Peut-être que l'OL fait valoir que Mounier ne partira à Nice que si Nice ne concède à vendre Remy à Lyon. Si l'on perdait « little Monkey » j'aurais du mal à m'en remettre, mais l'idée d'un retour de Remy tendrait à me rassurer.

 

Reste le cas de Tafer, annoncé comme une bombe atomique et brillant chez les jeunes. Tafer est encore jeune et inexpérimenté, mais avec Puel, on pourra compter sur une mise en route progressive du gone dans l'effectif professionnel sans trop tarder, même s'il parait hors de question d'en faire un titulaire cette saison.

                                                              copyright AFP

 

Si les quelques départs annoncés (Mensah, Clerc, Kallstrom, Grosso...) s'avéraient réels, l'OL repartirait avec une nouvelle équipe fortement modifiée, où les seuls cadres seraient Lloris, Boum', Cris et Toulalan, et où les trop jeunes Pjanic, Tafer ou Kolo seraient rapidement mis en danger. Et alors que même si Puel ce soir assure que les plans avaient été envisagés en cas de départ de Karim, comment être rassuré par le départ de celui autour duquel l'avenir de l'équipe devait se construire ?

 

Les premières réactions ont beau être rassurantes ce soir : Anderson, "c'est le début d'une nouvelle histoire...une nouvelle ère... un nouveau cycle qui commence pour l'OL. C'est pas la fin, c'est le début d'une bonne histoire", Mounier : "je perds mon copain de chambre de jeunes", Puel: "Il y a tous les aspects sportifs et économiques qui ont été pris en compte et on a laissé sa chance à Karim.", Anderson encore "c'est pas inquiétant, Juni et Karim ne sont pas là, on va faire sans eux, on a déjà des joueurs qui sont partis, on fait confiance aux joueurs qui sont là et il peut se passer plein de choses àvant la fin des transferts... aujourd'hui le collectif va peut-être être plus libéré parce qu'on comptera moins sur Juni et Karim... on comptera sur des joueurs capables pour la ligue 1 mais aussi au niveau européen", aucune ne me rassure, d'autant qu'on n'entend pas Aulas. 

 

                                                                   Copyright AP

 

La saison passée était une saison de transition pour l'OL, Puel et Aulas. Malgré le départ pas rassurant de Coupet, LLoris avait d'entrée bien assuré.  Mais une saison bien pâle après celle si  moche qui l'avait précédée. Celle qui se présente ne peut se permettre d'être une nouvelle saison du renouvellement, car l'OL connaîtrait assurément les premiers soubresauts de sa récente brillante réussite hexagonale.

 

 

 

 

 

Photo Karim Benzema, Google images.

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 21:54

A Marseille, ville du foot en quatre dimensions, se joue ces jours-ci, à l'orée du mercato, un psychodrame absolument dément. Pape Diouf, Président du club, est en croisade depuis plusieurs semaines contre Vincent Labrune, Président du Conseil de surveillance de la SASP OM et d'Eric Soccer (qui coiffe la SASP OM donc le club). Au premier coup d'oeil, ce combat ressemble à celui de David contre Goliath. Le petit Pape ("Oh tu es fort Pape!..." Ugolin dans Jean de Florette de Marcel Pagnol) contre le grand Méchant Vincent. Démarche offensive risquée du Président de l'OM, qui s'assimilerait presque à un suicide professionnel.

 

Et Diouf prendrait le risque de ce suicide par pure conviction légitimiste : "Très tôt ce monsieur (Vincent Labrune) a outrepassé ses droits. Je me suis rendu compte qu'il voulait m'imposer des choses. Je lui ai donc répondu : certaines décisions, si tu penses les prendre, il faudra que tu viennes poser ton cul là où j'ai mis le mien. A l'OM c'est moi qui décide" (6 juin dans L'équipe mag’)... Sous entendu, c'est moi le Président de l'OM et en plus toi t'es à Paris, pas à Marseille, donc Fuck off. Imparable. Sauf qu'il ne faut pas oublier que dans l'organigramme, Labrune est au dessus de Diouf. Dans la même interview: "ce conseil de surveillance est légitime - heureusement, ndmp*- mais qu'on redéfinisse son rôle. Ceux qui le composent se méprennent: Ils croient qu'ils dirigent l'OM. Et bien non c'est Pape Diouf qui dirige l'OM". Ouh! Le melon!!! On ne sait pas concrètement ce que Diouf reproche au Conseil de surveillance et à son Président, mais on sait que Diouf a une haute idée de son poste. En effet, pas une seule fois il ne dit ce qu'on a essayé de lui imposer alors que ça n'aurait pas dû, mais par contre à chaque fois il n'hésite pas à dire que c'est Pape Diouf le Président ("il vous en prie").

 

Mais là où Diouf est très fort, c'est qu'il transforme ces allégations qui finalement n'apparaissent pas super fondées voire incohérentes, en un discours ultra marseillais : "sa peau - à Vincent Labrune, ndmp*- doit être trop sensible à l'air Marseillais!" ou encore "Je me battrai bec et ongles contre ces dandys de Paris". Le mot est dit. Le Conseil de surveillance siège, que dis-je, trône, à Paris. Et Paris c'est pas Marseille. Diouf est à Marseille donc lui seul est légitime. CQFD

On l'a vu, les attaques répétées de Diouf contre Labrune paraissent infondées et non argumentées. Mais surtout, elles se transforment en attaques personnelles, à la limite de la diffamation : "son nom est en train de prospérer, mais il vient du néant" (chargé de com' à France Télévisions Sports, puis responsable de la com' du groupe Reservoir Prod de Jean-Luc Delarue, puis conseiller du groupe TF1, puis pour différentes sociétés de RLD, soit une bonne "tête de mort" qu'a déjà bien roulé sa bosse à 37 ans), ou encore "le dandy" nommé plus haut.

 

Evidemment Diouf emporte les suffrages des supporters marseillais dont les clubs lui ont manifesté leur soutien ce week-end. Paris contre Marseille, ça marche toujours. Mais pas seulement, car il ne faut pas éluder ce que Pape Diouf a pu apporter comme stabilité dans le club depuis 5 ans, ni l'amélioration du secteur sportif assez considérable ces dernières années.

Alors pourquoi ce combat, alors qu'on n'a jamais entendu Vincent Labrune? Pourquoi ces attaques répétées qui vont probablement irrémédiablement mener au hara-kiri ? Plusieurs hypothèses s'imposent, mais aucune ne paraît satisfaisante tellement rien n'a vraiment de sens.

 

Soit Pape Diouf, qui a toujours eu les coudées franches depuis qu'il est Président du club, sait que l'embrouillamini Gerets a brouillé son image auprès de l'actionnaire principal, et il tente le nuage de fumée pour faire oublier l'épisode. Risqué et presque inutile, même si ça peut se justifier. Au jour d'aujourd'hui, malgré les explications de Gerets et de Diouf, on ne comprend toujours pas pourquoi Gerets est parti alors qu'il était adulé par les supporters, qu'il avait réussi de belles choses en deux ans et que l'actionnaire souhaitait le garder depuis la mi-mars.

Soit Pape Diouf a un coup d'avance, et là-dessus, il est très fort. On l'a vu, malgré le tremblement de terre provoqué par l'épisode Gerets, Pape Diouf a réussi à faire venir Deschamps en deux temps, trois mouvements, il avait anticipé le départ de son entraîneur. Quelle serait l'idée alors ? Compter sur un proche désengagement de l'actionnaire principal, pour diverses raisons qui pourraient même être très personnelles vu l'état de santé de RLD ? Et ainsi être prêt à reprendre l'OM, fort du soutien et du meilleur souvenir des supporters, avec un associé, et être dans ce cas Président ET actionnaire majoritaire ?

 

Ce qui porte à penser finalement que tout ce qui est inexplicable dans cette situation ne relève en fait que d'un pétage de plombs de Diouf. Puisque Diouf refuse le pouvoir naturel d'un Conseil de surveillance et d'un actionnaire. Puisque Diouf trouve plus important une remise de médaille de cadets qu'un conseil de surveillance qui vise à décider de l'avenir stratégique du club. Parce que Diouf n'a pas réussi à conserver un entraîneur qui avait plutôt bien réussi à Marseille et que l'actionnaire voulait garder (par jalousie pour sa grande popularité ?). Ou parce que Diouf n'a pas emporté un titre en 5 ans de Présidence, malgré les très bons moyens engagés, et un effectif de 37 joueurs pro, inédit en ligue 1 « auto bronzée »…



*ndmp: note de ma pomme

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 12:53

A l’heure où un nuage électromagnétique digne de Lost s’abat sur le marché des transferts des entraîneurs, alors que l’Equipe de France s’est une nouvelle fois faite copieusement siffler, cette fois dans le chaudron stéphanois, pour son match amical perdu face au Nigéria, il est temps de revenir sur la saison 2008-2009 de ligue 1 auto-bronzée, et plus spécialement sur la première saison sans titre depuis 2001 de l’Olympique Lyonnais.

 

D’abord le Champion, Bordeaux, avec sa belle gueule de gagnant et sa belle gueule de meneur de jeu, Gourcuff, nouvelle coqueluche de la France du foot. Mais aussi avec sa dernière ligne droite, record historique de 11 victoires d’affilée sur une même saison. La classe, qui n’est pas sans rappeler les raids de fin de saison des premières années de l’aire lyonnaise.

Au-delà de la déception que Lyon n’aie pas joué jusqu’au bout le titre, Bordeaux fait un joli champion, avec un foot assez réjouissant et surtout très costaud. Le Président reste en Gironde, et promet d’être encore dans la bataille avec une équipe un peu renouvelée et bien renforcée.

 

 

Ensuite le second, directement qualifié en Ligue des Champions. Et là c’est le plus grand club de la terre du monde de l’univers des Bouches du Rhône qui a grillé la priorité à l’autre Olympique : l’Olympiqueuh deuh Marseilleuh. Quelles belles images, au soir de la dernière journée de championnat, de voir une telle ferveur populaire au vélodrome, une harmonie entre spectateurs, supporters, joueurs, entraîneur, et staff du club. Quelle belle fin de saison, quelle belle joie. D’autant  plus belle qu’elle venait couronner une 17ème saison sans titre. Qui nous fait penser que finalement l’OM n’a pas besoin de titre pour être heureux, c’est noté.

L’OM et ses supporters, c’est bien la quatrième dimension du football, où l’on fête la lose, où l’on siffle l’Equipe de France lorsqu’elle vient rencontrer l’Argentine de Maradona au Vél’, où on interview le chien de Gerets (véridique), dans le quotidien régional,  à la veille de son départ pour le Golfe …

 

Reste que la bonne nouvelle est l’arrivée de Deschamps, qu’on va pouvoir appeler « Miss balayette », tant il veut faire le ménage, à hauteur de 30% de l’effectif… Quid de Brandade et Samoussa la saison prochaine ? Quid de Civelli aussi ? (y a d’la place dans mon lit…)

 

 

Enfin le troisième, puisque les autres (qualifiés pour l’Europa ligue, ventre mou du classement, futurs tricards en ligue 2), on s’en fout.

Lyon. L’OL. Aulas. Puel. Benzema. Mounier, bien sûr. Pas de titre pour la première fois depuis 2000. Alors c’est la fin d’un cycle ? A la Marseillaise ? A la Stéphanoise ? Lyon va-t-il disparaître pour dix ans de la tête du classement ? Lyon va-t-il se faire jeter du tour préliminaire de LDC ? (remember Maribor putain !!!).

La qualité des matchs vus cette année a souvent laissé à désirer. Cela signifie-t-il que Puel est d’ores et déjà condamné à partir faire ses expérimentations ailleurs ? J’espère pas. Il fallait tourner une page, cette saison blanche et sèche semble avoir servi à ça. D’abord sans qu’on s’en rende compte, puisque Lyon a finalement été en tête du championnat pendant une grosse majorité de la saison, Benz’ a fait le boulot, Juni aussi. Puis après l’épisode Barcelone, avec plus de bruit et de fureur, sur le terrain, dans les vestiaires et même dans les bureaux du club. Mais Puel reste protégé, car Puel a la confiance d’Aulas et Puel, à mon avis, est toujours l’homme qu’il faut à l’OL. Il s’agit donc vite d’oublier cette saison trop souvent pénible, oublier le match à Valenciennes aussi, et cependant se réjouir de quelques points positifs qu’il ne faut pas écarter.

A l’issue de la saison dernière, l’annonce du départ de Coupet laissait présager du début d’une « refondation », mais surtout faisait flipper. Comment remplacer celui qui, en plus d’être devenu une institution à l’OL, était aussi une assurance tous risques au plus haut niveau, et un cadre important de l’équipe? Par Hugo Lloris. Et puis c’est tout. L’arrivée de Lloris est l’une des vraies satisfactions de cette saison, qui nous a fait « oublier » nos craintes en quelques matchs, a assuré le boulot, a rassuré les supporters et l’équipe. Alors oui, tout n’a pas été totalement perdu cette saison.

 

Autre satisfaction, l’avènement de Mounier, Moumoune pour les intimes, Little Monkey pour le fan club. Il serait cependant inutile d’avoir assisté au début de l’éclosion du gamin, si c’est pour le faire partir dès cette intersaison. Il faut donc, non plus sauver Little Monkey, comme l’avait un temps suggéré Le Progrès cette saison, mais le garder. Tout simplement.

 

Enfin, il faut noter que le départ de Juni, dans un flot lacrymal assez rare et inattendu à Lyon,  est le réel changement d’époque pour l’OL, et là, comme la saison dernière avec le départ de Coupet, c’est l’an prochain qu’on va savoir si le mouvement se négocie bien et en douceur.

 

Rendez-vous est donc pris pour début juillet, sans Keita j’espère, avec Mak, Boum’ (qu’il m’excuse de l’avoir négligé depuis tant d’années), Little Monkey, Benz’, la Toul’, et des nouveaux. Rendez-vous est pris pour le traditionnel stage d’avant saison à Tignes, puis à Bernabeu à partir du 24 juillet pour la Coupe de la secte Moon (et non pas Moun’), puis le début d’une saison qui donnera la réponse à au moins deux questions : Puel est-il l’homme qu’il fallait à Lyon pour tourner la page des 8 glorieuses, et Lyon va-t-il disparaître des écrans de radar de l’élite du foot européen ?

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 15:30
Sur la route du Festival de Cannes 2009, j'ai décidé de m'arrêter quelques jours dans la capitale du foot. Hier soir l'OM a gagné à Nice. C'est moche, même pas un faux pas avant la réception des lyonnais. Du coup, je crois avoir fait tout le nécessaire pour oublier. Même un peu trop oublier... Heureusement que j'ai pu compter sur l'indéfectible soutien de l'ami Enzo. Il a même du faire l'infirmière, tard dans la soirée, après que je me sois tailladé le bras gauche avec un morceau de verre cassé plus tôt. Moralité, aujourd'hui j'ai la tête qui explose, la bras gauche entaillé d'un canion, et les tibias couverts de bleus, mais ça je n'sais toujours pas pourquoi...
Petite ballade autour du vieux port, quelques gouttes de pluie plus tard, je fais la revue de presse... Y en  évidemment que pour l'OM... Sinon il semble que Cannes ai démarré mollement hier soir. Nulle doute que le calme de la croisette ne résiste à notre débarquement samedi.
J'ai maté un peu OM TV... Renato Civelli est définitivement une bombe atomique. Comment j'ai pas fait gaffe à lui plus tôt dans la saison ?...
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