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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 22:31

Réveil à 9h00. Gueule de bois. Tête qui tourne, y a déjà quelqu’un sous la douche, je sais plus du tout où on en est. Puis, rapidement, souvenirs, la soirée Diaphana, la fête des exploitants, et à venir, The time that remains, d’Elia Suleimann. Une fois qu’on est tous réveillés, vérification des possibilités de réservation, petit déj’, j’essaye de me souvenir d’hier soir. Mais finalement quand on m’ raconte, j’essaye d’oublier… Direction le palais pour 10h50, et faire la queue au Suleimann.

 

Chronique familiale, de 1948 et la reddition de Nazareth, à nos jours, en quatre chapitres : 1948, 1980, 1990, et de nos jours. De Fouad, le père d’Elia, à Elia, de nos jours. Dans la forme, le film est fidèle aux principes d’Intervention divine : courtes scènes, burlesque à la Tati, cadres strictes, rythme ciselé. Mais surtout, en embrassant à la fois la chronique intime de ses parents et l’histoire de Nazareth de 48 à nos jours, Suleimann, réussit à  à toucher à l’universel, tant par le propos, que par l’humour et la distance qui irradient le film. C‘est un petit bijou de force poétique, un enchantement de finesse, mais aussi un petit précis d’histoire, dont à mon avis je n’ai même pas saisi toutes les clefs. Il y a des scènes qui sont des purs bonheurs de jouissance cinématographique, comme celle où un char de l’armée Israélienne, de nos jours, suit du canon, un jeune arabe qui sort ses poubelles jusqu’au container à déchets, puis le suit de nouveau jusqu’à chez lui, puis le long d’une conversation téléphonique avant qu’il ne rentre dans la maison.

A l’issue de la projo, l’accueil de la salle est excellent, on a tous la banane, la pêche, et l’impression d’avoir vu un pur bonheur cinématographique. Suleimann arrive à faire rire, pleurer, prendre son pied, d’un rien, d’une idée, d’un cadre, d’un gag. Le papa, Fuad, est magistral, en double de Monsieur Hulot, grand bonhomme dégingandé, physique, longiligne. Et comme le dit la musique, une fois qu’on a fait le deuil, il suffit de « Staying alive »…

 

 

 

 

Pas envie d’aller voir un autre film ensuite, on doit finir de cuver, se restaurer, puis on verra. En fait on verra rien. La fatigue  nous gagne, on devient des zombies, et les films de l’après midi, du dernier Rodrigues (Odete, O fantasma) que je déteste dans le "genre réalisateur pédé à la mode", à L’armée silencieuse, resucée, un an après, de Johny mad dog, film ultra violent et bête sur les conflits Africains qui embarquent des enfants dans des tueries incroyables….Pffff..

Cécile a une place pour le Gaspar Noé, Soudain le vide… Elle nous appelle pour nous dire qu’elle a quitté la salle au bout d’une heure de film, insupportable, raté, daté, crétin, les premiers échos qui suivent la seule projection officielle sont épouvantables, la projection s’est mal passée, la presse apparemment n’a pas aimé… Aucun regret. On a réussi à toper les invitations pour Tsaï Ming Liang demain à 8h30,on se rattrapera. J'apprends qu'hier soir ila fallut appeler du renfort pour nous ramener Benoît et moi à l'appartement. La honte. On reçoit des invitations pour la fête du Terry Gilliam, qu’on a pas vu. Certains se préparent à y aller. On aura vu qu’un film aujourd’hui, mais quel film…

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Published by V@lmito - dans Cannes 2009
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